LE PROJET DE L’ABEILLE RUSSE

 

L’histoire de l’Abeille Russe débuta dans l’Est de la Russie dans la province de Primorsky lorsque les colonisateurs Ukrainien d’Europe émigrèrent vers l’est à la fin du 19ième siècle, en amenant avec eux des abeilles européennes.  La varroase était déjà bien installée sur son hôte naturel, l’abeille d’Asie (Apis cerana).  Des reines furent renvoyés en Europe par la suite et la varroase suivit.  Cela commença l’infestation mondiale de la varroase telle que nous la connaissons aujourd’hui.

 

Le ARS (Agricultural Research Service) du USDA (Department of Agriculture of the United States) décida de commencer un projet pour investiguer la possibilité de la résistance à la varroase de l’abeille russe de Primorsky.  De 1994 à 1996, plusieurs visites s’ensuivirent pour connaître le climat scientifique, établir des contacts, et former la base du projet.

 

En juillet 1997, une cargaison de 100 reines-abeilles russes de Primorsky furent importées aux États-Unis à la station de Quarantaine de Louisiane pour des recherches plus approfondies.  En février 1998, les reines et leurs colonies furent déménagées dans divers ruchers choisis, tout près de la station de recherche apicole du USDA, ARS, à Baton Rouge, LA afin de commencer le projet actuel de recherche sur la résistance à la varroa.  Des tests aux ruchers furent organisés avec des apiculteurs commerciaux en 1998 & 1999.  Une accord pris naissance avec l’Académie de Science de la Russie pour continuer l’importation de reines Primorsky dans le futur.  À l’automne 1999 un programme de distribution fut mis au point afin de rendre disponible la souche de l’abeille Primorsky aux autres éleveurs apicoles.

 

L’Association des Apiculteurs de l’Ontario (OBA) profita de cette opportunité et en l’an 2000, importa des œufs et du sperme pour débuter le Programme de l’Abeille Russe. Ce projet fut dirigé par un étudiant universitaire nommé Geoff Wilson, sous la tutelle du Dr. Medhat Nasr, spécialiste en recherche apicole pour l’OBA.  Le projet fut encaissé par plusieurs partenaires, notamment:  OBA (Ontario Beekeepers’ Association), SBA (Saskatchewan Beekeepers’ Association), ACC (Agricultural Adaptation Council), OMAF (Ontario Ministry of Agriculture and Food) et le CBRF (Canadian Bee Research Fund).

 

En 2001, Doug McRory, Apiculteur Provincial de l’Ontario approcha François Petit pour lui proposer de prendre en charge le programme d’élevage  du Projet de l’Abeille Russe.  Il accepta tout en requérant l’aide et le support nécessaire de l’OBA pour mener à bien le projet.  Des importations successives d’œufs eurent lieu de 2001 jusqu’en 2005.

 

L’abeille russe est foncée, mais pas entièrement noire.  Cette sorte d’abeille utilise moins de propolis que les abeilles italiennes.  Ils ne sont pas agressives comme telles, mais de tant à autre, une ruche peut se démontrer défensive au printemps.  Elles sont reconnues pour bien hiverner et elles produisent du miel aussi bien que d’autre stock commercial normal, si les conditions climatiques sont favorables.   Dans les tests commerciaux américains, ce stock a démontré une résistance remarquable à la varroase. En Ontario, il fut démontré par G. Wilson que la population de varroa augmentent moins vite chez les abeilles russes, comparativement avec le stock de l’Ontario.  La recherche ontarienne a aussi démontré une résistance significative à l’acariose et un comportement hygiénique supérieur.  

 

L’abeille russe n’est pas la « super-abeille » et son amélioration n’est certes pas terminée.  Elle peut survivre sans aucun traitement pour les mites, mais en subissant des pertes élevées >50%.  Cette souche est une ressource génétique pour augmenter la résistance aux mites des souches locales.  Les abeilles russes peuvent être incorporées aux stocks canadiens parce que les hybrides russes démontrent aussi de la résistance aux mites, mais à un degré moindre que l’abeille russe pure.  C’est à espérer que ce stock s’avérera un outil utile dans la lutte intégrée pour la résistance aux maladies et une dépendance moins prononcée sur les antibiotiques et les acaricides chimiques.

 

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Mise à jour le 30 December 2009